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samedi 24 avril: .Fen

lundi 26 avril, concert club rock: l'Orchestre du vent

Lundi 3 mai jazz: Big Noise


 

Lundi 22 mars 20h30

Jazz: Greg Houben Trio 

Ces gars là se connaissent bien, ils aiment trainer ensemble et cela s'entend. Dans leur espace musical, le dialogue et l’interaction se développent avec aisance. Ils sont là pour raconter des histoires et ça fait plaisir à entendre. Leur répertoire est composé de “chansons” et de standards de jazz qu’ils interprètent sans fioriture, ils vont là où la musique les guide. Une musique qui parait essentielle, à l’écouter ça devient une évidence !

Contrebasse : Gerstmans Sam

Guitare : Liégeois Quentin

Trompette, bugle, chant : Houben Greg

Entrée: 7.5 euros

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Une interview de Greg Houben

par Claude LOXHAY

Boulevard Ernest Solvay, au Thiers à Liège: Greg Houben m'accueille, le sourire aux lèvres, en plein chantier. S'il n'a pas, comme le sous-entend le titre d'une de ses compositions, un réel plan de carrière, il ne manque pas pour autant de projets ambitieux. Son album en trio, How high the moon, sort chez Igloo et il espère bien le présenter au public, en Belgique comme à l'étranger.

Ton album en trio vient de sortir. De quand date ta rencontre avec Quentin Liégeois et Sam Gerstmans?

Nous nous sommes rencontrés lors de nos études au Conservatoire de Bruxelles. On a tout de suite collé ensemble parce qu'on avait les mêmes goûts musicaux. On se rencontrait après les classes pour écouter de la musique jusqu'à des heures impossibles du matin. On s'est retrouvé dans une certaine esthétique du jazz dès le départ. Après cela, nous avons formé, avec Laurent Delchambre à la batterie, un quartet qui a tourné pendant deux ou trois ans, alors qu'on était toujours au Conservatoire. Puis, on s'est un peu perdu de vue. Dernièrement, on a décidé de former ce trio sans batterie qui laissait plus d'air dans la musique. On entendait plus clairement les notes de basse et de guitare et, moi, ça me permettait de ne pas devoir jouer trop fort parce qu'avec une batterie, il y a un volume sonore énorme. Je développe ainsi ma musique plus aisément.

Peux-tu parler de cette esthétique commune?

On est très fort porté vers les mélodies et vers les chansons, les chansons pas nécessairement chantées mais des compositions qui sont écrites comme des chansons, c'est-à-dire tous les standards évidemment. Et, quand on écrit des compositions, on essaye d'aller vers une forme de chanson: la structure AABA, une forme très connue dans le jazz. Il y a un premier A, une première exposition du thème, un deuxième A qui est le même que le premier pour que les gens s'en souviennent et puis, on passe au bridge pour faire une diversion. Après, on revient au A et, quand on fait ce A qui est le même que les deux premiers, les gens s'en rappellent déjà. Donc c'est physique comme forme. C'est une esthétique qu'on adore: on est très porté vers les mélodies.

C'est une esthétique qu'on retrouvait beaucoup dans les années '50...

Inévitablement, les gens jouaient la musique qui passait à la radio. Certains musiciens le font encore mais ce n'est plus des AABA, les formes sont différentes et c'est très bien. Puis il y a eu beaucoup de compositions de jazz moderne, de la musique peut-être plus sophistiquée mais nous, c'est dans les chansons qu'on peut s'exprimer le plus aisément, dire nos émotions de la manière la plus vraie.

L'album peut paraître un pari risqué, parce que certains seront, peut-être, tentés de faire la comparaison avec le trio de Chet Baker...

Oui, évidemment j'y ai pensé. Il y a deux disques de Chet qui me renversent, l'un s'appelle Daybreak, qui est enregistré live en trio, avec Doug Raney à la guitare et Niels Henning Orsted Perdersen à la contrebasse, l'autre Touch of your lips qu'ils ont enregistré la même année mais en studio. Ces deux albums restent encore des disques de chevet et une inspiration totale pour moi. J'ai décidé de choisir ce type de formation parce que je l'avais dans l'oreille et dans le coeur. Quelque part, j'ai laissé les comparaisons de côté pour pouvoir me concentrer sur la musique et puis j'ai envie de ce son-là. C'est une formation que j'adore.

Auparavant, tu avais participé aussi à un hommage à Chet...

Oui, avec Micheline Pelzer à la batterie. Avec Micheline, on se voit souvent puisque c'est ma voisine. Un jour, on s'est rendu compte que c'était la vingtième année de la mort de Chet. On a alors décidé de lui rendre hommage avec Quentin à la guitare et Bart De Nolf à la contrebasse. On joue encore ensemble, de temps en temps, et, à chaque fois, on a l'impression que Chet est avec nous. Micheline l'a évidemment très bien connu par l'intermédiaire de Jacques.

Ici, sur l'album, tu reprends trois thèmes qui figurent sur des enregistrements de Chet...

Oui, Daybreak, avec une partie chantée, How deep is the ocean, un thème que Chet adorait et For minors only. J'ai repris aussi d'autres standards comme With a song in my heart, une chanson magnifique que j'ai toujours aimée. Dernièrement, j'ai entendu la version de Stevie Wonder, quand il avait douze ans, avec un orchestre derrière et cela m'a fait complètement craqué. Alors j'ai décidé de le mettre sur le disque. Dans sa carrière, Chet a souvent joué les mêmes standards. Il y a des moments où l'on sent plus d'affinité avec l'un ou avec l'autre. C'est à ce moment-là qu'on choisit son répertoire.

Mais l'album comprend aussi des compositions personnelles, comme ce Close to Kenny...

Oui, en référence à Kenny Wheeler. A l'époque où j'ai fait le disque, j'écoutais énormément Kenny Wheeler. C'est un de mes trompettistes modernes favoris. Je trouve qu'il a une conception de la musique absolument fantastique. C'est un vrai artiste, un vrai créateur. Il a un son complètement particulier, notamment au bugle: on le reconnaîtrait entre mille. C'est une merveille.

Il y a aussi une composition qui, je crois, traduit bien ton tempérament: "I don't make set plans..."

"I don't make set plans, I'm a good time guy". Ce titre a une histoire: un jour, je regardais un film avec Sean Penn, en version originale et, à un moment donné, il dit cette phrase. J'étais justement en train d'écrire cette composition. En revenant à mon piano, j'ai trouvé que cette phrase me correspondait très bien. J'adore cette phrase: elle correspond à mon tempérament.

Il y a aussi une composition de Quentin Liégeois qui, elle, traduit bien l'esprit du trio...

"From the root to the leave": de la racine à la feuille. Partir de la tradition pour redonner une jeunesse et une modernité à cette époque-là. Finalement, que fait-on? On joue peut-être de la musique composée dans les années '40 ou 50, mais on est en 2009. On la joue dans un autre contexte. En 2009, les planètes sont placées différemmment qu'en 1946. Dans cette musique, on est toujours moderne puisque c'est quelque part une musique du moment. Au moment où je la joue, je suis dans mon époque. "From the root" est une superbe ballade. Je dois beaucoup à Quentin d'avoir composé cette mélodie. Chaque fois que je la joue, j'ai des frissons. Très peu de temps après l'avoir composée, dix jours après je crois, Quentin a perdu son papa: ça nous a donné une fameuse dose de tristesse. Cette période d'enregistrement est chargée de nostalgie: se retrouver ainsi dix ans après s'être connu au Conservatoire... Ce groupe est fait, dans tous les cas, de beaucoup d'amour.

Dans cette composition, Quentin, qui a fait partie de la classe de Paolo Radoni, retrouve, à mon sens, certains accents de René Thomas...

Oui, tout à fait, je ne sais pas si c'est réellement conscient de sa part mais je crois qu'il a écouté René Thomas. Bien sûr, on est tous influencé par son professeur mais, à l'heure actuelle, avec internet, on a à disposition toute la discographie du jazz. En un clic, on peut écouter René Thomas ou d'autres guitaristes. Quentin a été beaucoup influencé par Jim Hall mais il a su, je trouve, faire une synthèse de toutes ces influences pour ressortir quelque chose qui lui est très personnel: un très grand lyrisme mélodique. Par ailleurs, Quentin, comme René Thomas, a écouté beaucoup de manouches, notamment Django Reinhardt. Bien sûr, on ne retrouve pas vraiment le son de Django chez Quentin, parce que son matériel est différent mais on retrouve ce lyrisme, ces phrases, cette créativité. Quentin ne fait jamais une note gratuitement, il fait toujours une note parce qu'il la sent, parce qu'il a envie de la faire et qu'il trouve cela beau. C'est un grand artiste et j'ai beaucoup de chance de travailler avec lui.

On sent que cet album a été longuement élaboré: le trio a fait une tournée avant d'enegistrer alors que, souvent, on fait l'inverse...

C'est le problème de l'offre et de la demande: le problème des disques, c'est que maintenant pour tourner, on a besoin d'un enregistrement et le paradoxe, c'est que, pour faire un album, on aurait besoin de tourner avant. On enregistre un répertoire puis on fait une tournée et on se rend compte que, l'année suivante, on joue beaaucoup mieux. Donc le disque paraît presque dépassé, on aurait envie de le refaire. Ca m'est arrivé avec Après un rêve, je ne dis pas que le disque est raté, au contraire, je l'adore mais je trouve que ce répertoire est encore mieux rôdé maintenant. Fort de cette expérience, je me suis dit: "Faisons dix dates et puis allons en studio." Mais, maintenant, je me retrouve devant un phénomène un peu bizarre: le disque sort et je n'ai pas de date pour le présenter parce que les concerts, je les ai déjà faits l'année dernière. Or, on sait qu'en Belgique, en Wallonie, on peut tout au plus faire vingt dates et puis on ne peut plus rien faire pendant deux ou trois ans parce qu'il y a beaucoup de demandes et finalement peu de salles pour nous accueillir. Voilà toute la problématique du disque en Belgique: est-ce qu'on joue avant ou après? Pour ce disque-là, j'ai décidé de jouer avant. C'est un album mûrement préparé, on avait des planches, de l'expérience de scène: on a beaucoup joué les morceaux. Je crois que c'est pour cela que le disque sonne si naturel.

Extrait d'une interview qui aurait dû paraître dans le n° 52 du magazine J@zz@round. Faute de subvention, la publication a été suspendue.

 

 

Samedi 24 avril 20h30

 

concert: .Fen

 

.fen est auteur, compositeur, interprète. Découvrez son univers attachant, fait de mélodies riches et de textes intimes, navigant entre finesse et naïveté. Les chansons de .fen sont de véritables invitations au voyage.
2009 est l'année de son second opus, "On a besoin", pour lequel il s'entoure de Patrick Deltenre (guitariste d'Axel Red), Jacques Pili (bassiste de Michel Fuguain) ou encore Yves Baibay et Philippe Mobers (batteurs de Maurane). Sensibilité, émotion, évasion...des chansons qui traitent de l'écologie, de la famille, de l'amour et qui vous emmèneront dans son univers particulier.

 

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Lundi 26 avril 20h30

 

Club rock: L'Orchestre du vent

 

didierEmmené par Didier Bourguignon, L'Orchestre nous emmène là où il nous pousse au gré de la vie. Chansons à texte et ambiance citadine, l'univers graphique de Dideri Bourguignon prend âme dans les chansons.

Avec Didier Bourguignon (chant, banjo, harmo), Bernard Ronveaux (guitares-choeurs), Guillaume Montulet (claviers-choeurs), Cécile Seesayle Gonay (basse-choeurs), Jérome Danthinne (batteries-choeurs)

 

 

Ecoutez un extraitcoutez un extrait

 

Entrée: 6 euros

Lundi 3 mai 20h30

Big Noise

trio « New Orleans »

 

Un nom percussif qui ne laisse pas indifférent.

Composé de Raphaël D’Agostino à la trompette et au chant , Max Malkomes à la contrebasse et Laurent Vigneron à la batterie, Big Noise est un band original issu de la fusion entre

Louis Armstrong et trois musiciens passionnés par la musique des années ‘20.

 

Un concert qui tourne autour de l’image de la locomotive infernale où chaque morceau est arrangé afin de varier les ambiances.

 

Un « concert- animation » qui fait voyager à un train d’enfer à travers l’époque New Orleans de Louis Armstrong et des styles tels que le rock, le funk, le gospel, le swing, le blues, et le jazz…

 

« Big Noise» vous garantit un agréable moment d’évasion et fait apparaître un sourire sur chaque visage, toutes générations confondues !

découvrez leur universdécouvrez leur univers

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’échalier fait son cabaret - Vendredi 5 mars à 20 h - Centre culturel - PAF : 12 E (avec un verre de vin)

organisé par le SIIF : Service d’Intervention Intensive en Famille.

(- L’échalier, projet pilote subsidié par la Communauté française dans le cadre du secteur de l’Aide à la Jeunesse afin de répondre à une croissance importante de situation

de maltraitance chez les enfants en bas-âges.)

Première partie : Duos de femmes, alternances de duos de chansons françaises ( A. & L. Grégoire, E. Horion, C. Hue, V. Last)

Entracte : bar à vin

Seconde partie : Gery Lippman & Jean-Pierre Emond (Formule accoustique avec violoncelliste)

L’après concert sera animé par Mister Day (Folk singer flamand)

Réservation auprès de Mme Valérie Last au 0498/424 944

 

 
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